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FRANCE_EPSTEIN : POURQUOI MAINTENANT ?
Juillet 2019. Jeffrey Epstein quitte Paris. Décollage du Bourget. Quelques heures plus tard, il est arrêté à son arrivée aux États-Unis.
Il avait un appartement avenue Foch. 18 pièces. Pas un Airbnb. Une base opérationnelle.
La France avait juridiction. Elle avait les éléments. Avenue Foch a été perquisitionné. Jean-Luc Brunel, recruteur français du réseau Epstein, a été arrêté à Charles de Gaulle en septembre 2020. Des victimes françaises ont témoigné.
Et pourtant.
2019–2023 : l’inertie
L’enquête avance au ralenti. Brunel meurt en février 2022 dans sa cellule à la Santé — suicide officiel. En 2023, l’enquête est close. La mort du principal suspect sert de point final administratif.
→ La mort de Brunel efface-t-elle les crimes commis à Paris ? Les témoignages de victimes françaises qui persistent ?
Février 2026 : réveil soudain
Le DOJ américain lâche 3 millions de pages fin janvier 2026. La France est mentionnée plus de 14 000 fois.
Paris réagit. Une équipe de cinq magistrats est formée. Deux enquêtes ouvertes le 18 février : traite humaine et fraudes financières. Les victimes françaises sont appelées à témoigner. Le dossier Brunel est rouvert.
Le 9 février, Emmanuel Macron déclare :
« C’est une affaire qui concerne principalement les États-Unis. »
Il dit ça. Lui. Alors que son propre parquet ouvre deux enquêtes. Alors qu’Epstein avait une base avenue Foch. Alors que l’arrestation de Brunel s’est faite au départ de Paris.
Ce qui est documenté
La question sans réponse officielle
Le 5 février 2026, une commission parlementaire est proposée (n°2452) pour examiner les ramifications françaises de l’affaire. Yaël Braun-Pivet, présidente de l’Assemblée nationale, la refuse.
→ Pourquoi fermer l’enquête en 2023 alors que les leads existaient depuis 2019 ?
→ Pourquoi rouvrir uniquement après que les Américains ont forcé la transparence ?
→ Pourquoi refuser une commission publique tout en ouvrant des enquêtes discrètes ?
Nous ne répondons pas. Nous posons ce que personne ne pose officiellement.